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  • Marina Kontara

La précarité menstruelle: une réalité pour de plus en plus de femmes

Plusieurs exemples montrent que les victoires sont possibles! C'est suite aux luttes que certains gouvernements considèrent d'enlever ou baisser la TVA de ces produits - parmi ceux-ci, le gouvernement belge.


Par la Campagne ROSA


Dernièrement, une campagne sur Instagram a fait le buzz. Une société de protections périodiques promettait d’offrir des produits à des personnes dans la précarité. Ce coup médiatique a (re)mis en lumière la problématique de la précarité menstruelle.

Selon l’article de Pandia Health, les femmes aux Etats-Unis seraient contraintes de payer entre $443.33 et $1,773.33 au total (sur la durée d’une vie), rien que pour les protections périodiques, en supposant que les prix restent stables.

Une autre étude au Royaume Uni a également inclus dans les calculs le coût d’autres produits nécessaires (anti-douleurs, vêtements abîmés à remplacer, pilule contraceptive, etc.) qui pourrait atteindre £500 par mois.

Pourtant, il y en a qui ne considèrent pas les produits liés aux règles des femmes, comme des produits essentiels. Au Pays de Galles durant le confinement, certains magasins avaient fermé leurs rayons non essentiels : les protections périodiques étaient donc considérées comme produit non essentiel (alors que l’alcool était “essentiel”)…

Il y a quelques mois, le gouvernement écossais a décidé de mettre les protections hygiéniques à libre disposition dans les espaces publics (écoles, universités, services publics). La taxe tampon a été aussi supprimée au Royaume Uni au début de l’année.

Ici aussi il semble y avoir des ‘avancées’ : la Belgique a en effet débloqué un budget de 200 000 euros pour lutter contre la précarité menstruelle. Cela vient s’ajouter au projet de loi de la Chambre approuvé en 2017 qui a diminué la TVA des protections périodiques de 21 à 6%.

Même si bienvenues, ces actions restent encore très faibles en comparaison de la réalité du terrain : encore beaucoup de personnes menstruées dans la précarité considèrent les protections périodiques comme un produit de luxe.

Mais ces exemples montrent que les victoires sont possibles! Suite aux luttes dans la rue, aux mobilisations de masse, certains gouvernements sous pression considèrent d’enlever ou baisser la TVA de ces produits, parmi ceux-ci donc, le gouvernement belge.

Dans le contexte de la crise #CoVid19, tout le monde est d’accord pour dire que les masques et le vaccin devraient être offerts gratuitement à tous les citoyens.

Les protections hygiéniques devraient l’être aussi, au moins dans les endroits publiques, les écoles, les universités et les lieux de travail !

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